Paul VALERY. L.A. et L.A.S. « P.V. » (minutes),... - Lot 145 - Jean-Marc Delvaux

Lot 145
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Paul VALERY. L.A. et L.A.S. « P.V. » (minutes),... - Lot 145 - Jean-Marc Delvaux
Paul VALERY. L.A. et L.A.S. « P.V. » (minutes), [vers 1895] ; 1 page et demie in?8 et enveloppe, 2 pages in-12. à son ami Charles Auzillon, avocat à Montpellier. Évocation de Paris et de Verlaine : « Au fond : variant avec les sages heures des verdures, des faîtes divers, la Seine verte, - noire et rose, - d'or, - hasardeuse ; les lumineuses voitures, les belles, les calmes et les agitées sous leurs chapeaux à plumes [...] Effroyable, fardé des vieux alcools qui se révoltent, mâchant la pipe blanche, grimé d'antiques sourcils d'un Baalzeboud ivrogne, Verlaine. Il se couronne d'un vieux pot de paille pourrie et gesticule derrière l'absinthe de minuit. Les yeux louchent, ses narines éclatent, il est extraordinaire »... Lettre de rupture avec un ami. « Je n'ai jamais eu l'intention d'imposer quoi que ce soit à quiconque. Je souffre trop des droits que tant de choses et plusieurs personnes ont sur moi pour invoquer un droit sur autrui ». Il ne doute pas de ses raisons, et ne le plaindra jamais d'avoir du courage. « Je vis ici absolument seul, privé d'amis et même de leurs lettres. Si je me suis trompé avec eux comme tu constates que ce fut avec toi, ma dernière conviction sera de ne regretter rien : ni l'élan, ni l'erreur. Il faut donc m'écarter. [...] Je te remercie finalement de beaucoup d'heures que tu m'as données et qui demeurent délicieuses. Le seul regret que ta libération m'inspire est de ne pouvoir t'offrir désormais (si la fantaisie t'en reprenait un instant), qu'un compagnon déjà connu, déjà "porté", illusoire et erroné, puéril et presque un fâcheux »...
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